Aller au-delà des modèles de valeur occidentaux pour transférer le pouvoi

Aller au-delà des modèles de valeur occidentaux pour transférer le pouvoi

Aller au-delà des modèles de valeur occidentaux pour transférer le pouvoi

Dans le secteur du développement, soutenu par l’architecture de l’aide internationale, l'échelle du pouvoir penche en faveur des organisations qui entretiennent de bonnes relations avec les aides bilatérales et multilatérales, et des institutions qui peuvent absorber des millions de dollars.

Le système favorise les organisations qui font des propositions intéressantes avec les termes appropriés, qui présentent d'excellents rapports narratifs et financiers issus de leurs systèmes sophistiqués de suivi et d'évaluation conformément au cadre logique et à la théorie du changement présentés aux donateurs. Il favorise également les organisations qui ont une grande visibilité et un site web impressionnant, qui font preuve d'une présence imposante dans leur secteur et leur champ d'actions; et Celles qui fonctionnent comme une entreprise.

L'argent, c'est le pouvoir

Les Organisation Non-Gouvernementale (ONG) ou Organisation Internationale Non-Gouvernementale (OING) à succès se font de l’argent afin de survivre et prospérer dans le secteur du développement.

Il existe un dicton en twi, une des langues du Ghana : sika ye mogya, qui signifie "l'argent représente le sang". Ce dicton dépeint le pouvoir de l'argent comme une source de vie. Ce qui est le cas pour de nombreuses organisations qui œuvrent dans le secteur du développement.

Mais cela signifie aussi que pour les organisations du Sud et du Nord c’est un environnement où règne la loi de la jungle. C'est la survie du plus fort où il faut être loyal à ceux qui vous viennent en aide et affaiblir les concurrents. Comme le dit Barry Knight, c'est une question d'ego, de logos et de silos.

Pour réussir, il faut connaitre et bien jouer son rôle. En dépit de ses idéaux, il faut se conformer a ceux du donateur international. Les ONG des pays du Sud dépendent principalement du financement des donateurs étrangers et beaucoup d'entre elles n'existeraient pas sans eux.

Elles sont principalement responsables devant leurs donateurs de la réalisation de leur mission et sont obligées de danser sur l’air qui plait à ces derniers. Elles sont privées de pouvoir à bien des égards.

Réfléchissez-y sérieusement

But ... should that be the reason for the existence of an organization or the determining factor in its existence? Shouldn't he go back to the riding in which the organization is based to help solve the problems? To what extent does this community have a say in solving its problems and in the organization's capacity to solve them? How involved is the community in problem solving? How do they identify with the organization? How important is their organization and their participation in solving their problems? Do they consider the organization's program to be beneficial to both parties? Who plays music and who dances on it?

Nous devons trouver des réponses à ces questions si nous voulons vraiment transférer le pouvoir dans le secteur du développement. Les réponses à ces questions vont déterminer la structure des organisations, leur base de soutien, leur importance et leur légitimité, leur source de financement, les ressources dont elles disposent et celles à qui elles sont destinées. Elles détermineront aussi leur durabilité et leur efficacité, ainsi que ce qu'est le développement réel et durable.

Un succès qui va au- delà des modèles occidentaux

Le modèle organisationnel occidental n'est peut-être plus une référence pour les organisations qui ont du succès. Nous devons examiner les modèles des groupes communautaires indigènes du Sud qui ont été efficaces et apprendre comment ils l'ont fait.

Nous devrons reconsidérer ce que nous valorisons et accorder une moindre importance à l'argent. Nous devrions plutôt valoriser d'autres ressources essentielles, comme les connaissances locales/indigènes, le temps, les ressources humaines et matérielles. L'organisation de financement ne sera plus l'acteur ayant tout le pouvoir.

Le financement est toujours important, après tout sika ye mogya, mais le donateur pourrait être différent car les communautés qui sont responsable de leur développement y investissent. Le bailleur de fond prendrait une forme très différente et les communautés mèneront leur propre développement.

L'orientation de la responsabilité changera. Cela signifierait que la matrice de mesure du succès ne serait pas un modèle occidental de cadre logique ou un modèle européen importé, mais un modèle adapté au contexte. Cela signifierait certainement un pouvoir partagé.

Ce que nous faisons à ce sujet.

Des groupes, des individus et des acteurs du développement de différents continents, profondément préoccupés par le statu quo, ont travaillés pour transférer le pouvoir dans leurs environnements et leurs contextes. sur la base cette philosophie, en Mars 2019 un manifeste intitulé "Shift the Power" a été publié,

Sous les auspices du Fonds mondial pour les fondations communautaires (FFMG), plusieurs parrains de ce mouvement se sont réunis pendant deux jours en novembre 2019 à Londres, et ont proposé d’aller au- delà de la rhétorique et de provoquer ce changement nécessaire. Les principes essentiels suivants ont été adoptés :

  • Veiller à ce qu'il reste un "changement du mouvement du pouvoir et non un changement de l'industrie de l'énergie".
  • Rester inclusifs et favoriser la croissance
  • Se concentrer sur le relationnel plutôt que sur le transactionnel
  • Renforcer la solidarité entre les continents, les intérêts et les organisations en dépassant l'ego, le logo et la mentalité de silo
  • Se sentir responsable les uns visa-a- vis des autres.

This required daring, introspection and a look at yourself, the organization and the mission, getting out of your comfort zone to examine your acquired interests. The specific actions to be undertaken were to re-examine capacity building within the development sector, to enhance local assets and the power of communities, to mobilize local resources, to reconfigure the indicators for measuring success, to rethink the role of INGOs, to tackle racism and neo-colonialism head-on, to hold donors accountable and to continue to create and encourage these rare spaces for honest reflection and planning of actions for the necessary change.

Going back to the measurement scale, if we want to remain faithful to the mission of sustainable development, we all have a responsibility to assert this indicator in all possible ways to balance power.


A propos de l'auteur:

Nana Asantewa Afadzinu

Nana Asantewa est la directrice exécutive de l'Institut de la société civile de l'Afrique de l'Ouest (WACSI

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